 |
Tribune
|
Par Nadya Virna
L’Ukraine des Soviètes. La «péréstoyka», la loi de la prohibition, Chernobyl... Le commencement d’une grande fin. Et là, c’est LUI qui vient. Le docteur Kachpirovskiy. Le sauveur, le mage, le guerisseur des corps et des âmes... Kachpirovskiy. Depuis les écrans de télé il guérit les foules, des cancers, des arthrites, de toutes les maladies, il réunit les stades entiers de gens qui ont perdu leur foi, ces «petits vis d’un rouage» trompés par leurs dieux et leurs leaders idéologiques aussi. Il les hypnotisa, les fit entrer en transe. | On se souviens encore qu’en 1989, le docteur Kachpirovsky anesthésia « à l’antenne », par télé depuis Moscou les patientes à Kyiv et à Tbilissi qu’on opérait à l’abdomen à l’instant même. L’arrière automne 2009. L’Ukraine coule à pic, abattué par la crise économique mondiale, mais aussi victime d'un collapsus politique de système et d'une corruption omniprésente. Et des campagnes électorales anticipées à la chaîne. Les gens sont déçus, comme jadis. Et juste maintenant, LUI, il émerge de ce néant une fois de plus, ce docteur Kachpirovsky. Sur la chaîne nationale, la «1+1» regardée par tous, le vendredi, Kachpirovsky fait sa séance pour réunir de nouveau des centaines de milliers de gens. On voit ce visage, on entend cette voix, issue du passé. Il est précurseur de quoi aujourd’hui ? A l’époque, il était messager de la fin de l'époque soviétique. Mais après... Je me souviens de l’été 2004. A Tchernivsty Kachpirovskiy recevait les souffrants. La file d’attente s’étendit en plusieurs centaines de mètres, les gens espéraient obtenir un remède, une cassette vidéo avec son image guerisseur. La colère montait peu à peu, les gens reprochaient aux fonctionnaires locaux de ne pas avoir assuré les conditions dues pour qu’ils puissent le rencontrer, LUI. Et déjà tout près de l’entrée du palais des sports, où Kachpirovsky recevait ses malades, les dolents, les incommodés, les grabataires, on ressentait leur état devenir une psychose massive aiguë. J’ai été atterrée de ce que j’ai vu. Des regards vitreux, un foi aveugle, des melées pour s’arracher une place au plus près de LUI. Ces pauvres ukrainiens, exaltés, surexcités par toutes ces hystéries répétitives de ce pays sont prêts à deviner chaque parole de Kachpirovsky sur ses lèvres, le croire sans broncher. Et si il est venu pour nous annoncer une autre fin. La fin de quoi, cette fois ? | |
|
|
|
 |
|
|
|

|
 |
|
"Rien ne se passe dans le pays de ce qui pourrait intéresser un journaliste ukrainien", - une A |
|
|
|
|
10-08-2005 |
Pour enquête, nous avons téléphoné à l’ambassade d’un pays occidental pour se renseigner sur le mode d’obtention de visa. On nous a répondu que la procédure prévoit l’inscription à un rendez-vous dans deux mois. Aprés avoir dit que nous sommes journalistes et que nous nous rendons dans le pays pour les raisons professionnelles, pour couvrir les événements sur le sol, on nous a dit que ... rien ne se passe dans ce pays de ce qui pourrait intéresser un journaliste ukrainien. C’est-à- dire, un Ambassade réglemente les intérêts professionnels des journalistes ukrainiens ? Est-ce qu’on peut interpréter cet incident comme une sorte de censure?
Dans ce contexte, il vaut rappeler de belles déclarations de l’Occident, disons, ils sont prêts à simplifier la procédure de l’obtention de visa pour la presse, les étudiants et les commerçants. En réalité, nous avons la procédure assez compliquée et réglementée.
De belles déclarations et la chose réelle sont malheuresement deux domaines qui ne se croisent pas. Par rapport à des déclarations que les hommes d’état ukrainiens font en continu, la réalité se révèle toute une autre chose. Ce diagnostic est propre non seuleument aux ukrainiens. L’incident autour le refus de l’Ambassade allemande de délivrer les visas aux journalistes ukrainiens est assez exemplaire. De fait, telle est l’attitude des européens vis-à-vis les ukrainiens. Et surtout si l’on parle de ceux qui souhaitent visiter l’Europe Occidentale.
Les journalistes de quelques éditions de l’Ukraine de l’Ouest (« Express », « Lvivska gazeta », « Arka », etc.), des agences de presse (le portail de Lviv, la Corporation d’information occidentale), du service de presse de l’église gréco-catholique et de la Première chaîne nationale UT-1 avaient le projet de se rendre en groupe en Allemagne. Du fait, ils sont gréco-catholiques et pour eux la première visite du Pape Benoît XVI en Allemagne était sujet à couvrir. Tous les journalistes disent qu’ils devraient couvrir sa visite, ainsi que les Journées mondiales de la Jeunesse à Cologne dans leurs médias.
Les journalistes n’avaient pas demandé le visa de presse, tout le groupe devrait obtenir le même visa de touriste. Mais ils ont indiqué dans leurs papiers qu’ils étaient journalistes. Et durant l’entretien à l’Ambassade, les journalistes ont informé avoir le projet de faire les reportages pour couvrir les événements.
En plus, la plupart des demandeurs du visa avait déjà visité des pays Schengen, et comme ils affirment sans avoir enfreint les termes de leur séjour.
Toutefois, l’Ambassade les a refusé sans donner d’explications. De fait, telle est la pratique usuelle. Des institutions diplomatiques ne sont pas obligées à commenter leurs décisions. Déjà le lendemain après que les journalistes nous ont contacté pour nous alarmer sur ce refus de visa, nous avons eu un coup de fil de l’Ambassade allemande. On nous a dit que les employers de l’Ambassade n’étaient pas mis au courant qu’il y avait des journalistes dans le groupe. Les solliciteurs de visa n’avaient indiqué que le pèlerinage comme le but de leur visite. Comme l’a dit assez brutallement la porte parole de Karine Marchall, le chef du département de presse et de relations publiques de l’Ambassade d’Allemagne : « Si le journaliste ne se présente pas en tant que journaliste et par la suite il se plaint, alors l’Ambassade ne peux pas comprendre une telle attitude». Cependant, les fonctionnaires de l’Ambassade auraient dû savoir qu’il y avaient des journalistes dans le groupe, car les demandeurs du visa ont rempli les questionnaires et ont marqué lqui étaient leurs employeurs.
Des expliquations de l’Ambassade sont tout à fait logiques lors qu’il s’agit du visa pour une activité médiatique dont la procédure de l’obtention se diffère un peu de la procédure pour le visa touristique. Alors, dans ce cas le journaliste doit présenter les documents suivants : la lettre de la part de la rédaction qui dit que la rédaction envoie bien son journaliste en mission et que la rédaction assume les frais au cours de la mission.
Là, il y a un point assez curieux pour le contexte ukrainien. Est-ce que n’importe laquelle rédaction, surtout en province, puisse se permettre d’envoyer son journaliste en mission à l’étranger et en assumer ses dépenses ? Surtout, s’il s’agit des médias régionaux. La réponse est claire. Heureusement, des médias ukrainiens couvrent les événements internationaux non seulement en se servant de l’Intrernet. Fréquemment, des journalistes y vont à leurs propres frais. Parfois, ce sont notamment les ambassades qui les y invitent.
Mais malheureusement, il se trouve autre sorte de situation. En ce qui concerne l’Ukraine, elle a déjà annulé des visas pour la plupart des pays occidentaux. Pour le moment, leurs citoyens ont la possibilité d’entrer en Ukraine sans aucuns empêchements. Il faut dire que ces mesures de notre pays dans le domain des relations internationales ont été appréciés positivement par les ukrainiens.
Toutefois, à leur tour les ukrainiens n’ont rien reçu en revanche de la part de l’Europe dont nous sommes la partie. Même si ce n’est que sur la carte géographique seulement, pour le moment. L’Occident nous le rappelle toujours, y compris le cas susdit.
Par Viktoria Sumar, IMM |
|
|
|
| |
|
N’importe qui parmi les journalistes puisse se retrouver la tête brisée, ou les côtes fracturées, ou tabassé, ou humilié, ou sous pression des autorités, dit le journaliste Vasyl Demianiv, rédacteur en chef du journal «Kolomoyskiy visnyk» à Ivano-Frankivsk, justement qui s’est vu agresser avec une brutalité toute singulière le 23 mars. Or il faut s’organiser. Hier, il a lancé un appel depuis son lit d’hôpital à tous ses confrères qui ne sont pas indifférents, à joindre le Comité de la défense des journalistes qu’il a créé. Or à la conférence de presse dans un service chirurgical de l’hôpital à Ivano-Frankivsk le 15 avril, Démianiv a annoncé cette initiative. L ‘IMI avait rapporté les détails de cet incident. Les inconnus l’attendait dans l’entrée de son immeuble, la pratique fréquente en Ukraine, lui ont brisé le crâne, l’ont roué de coups de pied avant de s’enfuire. Lui et ses collègues de l’Union nationale des journalistes ont tout de suite reclamé que l’affaire était liée avec son activité de journaliste, car il publiait des papiers critiques vis-à-vis les autorités. Donc, Démianiv et ses confrères du groupe d’initiative sont en train de préparer les documents nécessaires pour enregistrer le comité devant le ministère de la justice. Vue les tous récents événements, où les journalistes deviennent victime de pression, usage de force physique, l’initiative a l’air d’être bien légitime et même plus. L’Ukraine ne doit pas être un pays où l’on tue les journalistes, où on les mutilent ou les tabassent. |
|
ZOOM...
|
|
|
 |
|
|
| |
|
|
Debats
|
 |
|
|
| |

|
 |
Les actus
16-08-2010
01-06-2010
20-05-2010
19-05-2010
13-05-2010
06-05-2010
30-04-2010
29-04-2010
27-04-2010
21-04-2010
16-04-2010
15-04-2010
14-04-2010
03-03-2010
03-12-2009
12-11-2009
27-10-2009
01-09-2009
25-06-2009
13-05-2009
27-04-2009
30-10-2008
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
 |